Les mots que je vomis
Dans les tribunes vertes de ma passion, J'offre mon temps aux vers qui dorment Et dans chaque coin de mes mots Réside une lampe qui ne tarit jamais d'énergie. Sous la gorge de ma bouche Je vomis de l'eau fraîche sur les pages , Où la vapeur de la paix s'empare de ma plume ; C'est le fleuve de mon inspiration. Sous la tente de l'orage, mes écrits viennent S'assoir sur les cornes virales Pour anéantir le séisme de ses dards. C'est dans cette rivière que mes idées coulent ; Comme l'Éternel, elles marchent sur la mer, Elles brisent le vacarme austère Engloutissant le brouillard torride. Ainsi vivent mes vers aux sanctuaires des coeurs. Armand M.ESSO Lomé, 29 Août 2018 _Miroir de l'autre_