Témoignage d'un juge
J'étais cet enfant de la rue Qui marchait dans la boue Cet enfant aux regards de cendres Dont la gorge est anhydre. J'étais le compagnon du vide Qui marchait, impavide Dans la nuit fade de la rue noire Mais qui s'inquiétait du lit du soir. On me voyait comme une carapace ; J'errais partout, sauf dans les palaces Je portais les phares d'un chien Et on me voyait comme un vaurien. Je marchais sans lendemain Sur mes pensée oubliées du demain. Aujourd'hui, je vous invite davantage À protéger ces enfants de l'orage. Armand M. ESSO Lomé, 20 Nov. 2018 _À l'occasion de la journée mondiale des enfants_